Triste destin que celui de Samuel T., notre compatriote de 71 ans poignardé par un terroriste palestinien lundi à Netanya.
Un traumatisme de plus pour cet homme, dont la vie entière a été rythmée par la haine antisémite et l’exil.

En 1954, quand il avait 10 ans, sa famille a dû fuir le Maroc, où elle résidait depuis des siècles, après que son frère et son père ont été poignardés et tués dans un pogrom à Meknes par une foule musulmane fanatisée.

Samuel T., aujourd’hui à la retraite, a fait avec son épouse il y a quelques semaines son Alyah, du fait de la recrudescence d’actes antisémites dans notre pays, en particulier après l’attentat de l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes.

Face au drame d’un Français poignardé, je suis surpris par le silence du gouvernement, dont la réaction s’est limitée à un communiqué de pure forme du Quai d’Orsay.

Mahmoud Abbas doit cesser d’inciter à la violence et prendre les mesures qui s’imposent !

Comme je le craignais, cette vague de terrorisme aveugle au couteau arrive déjà sur le sol national. La semaine dernière un rabbin a été poignardé en pleine rue à Marseille, affaire qu’on a tenté d’étouffer discrètement en parlant de l’acte d’un déséquilibré. Là encore, effacement des médias et silence du gouvernement !

De Jérusalem à Paris, de Netanya à Marseille, c’est la même haine antisémite qui s’exprime. Un antisémitisme viscéral, qui frappe sans distinction hommes, femmes, enfants et personnes âgées sur fond d’islam radical.

Depuis lundi soir, je suis en contact permanent avec son fils Elie et sa famille. Franck Vermeulen, Consul général de France à Tel-Aviv, s’est immédiatement mobilisé et était hier encore à son chevet. Je tiens aussi à rendre hommage aux associations francophones, qui entourent notre compatriote depuis le drame.

J’adresse à Samuel T. et sa famille mes vœux de prompt rétablissement. Je prie pour qu’il ne soit pas trop marqué par cet acte barbare et espère lui rendre visite lors de mon prochain déplacement en Israël.

Meyerhabib