Un chauffeur et un gardien du Consulat général de France à Jérusalem seront présentés demain devant la justice israélienne pour avoir utilisé un véhicule diplomatique dans un trafic d’armes depuis la Bande Gaza tenue par le Hamas vers la Judée-Samarie.

Hélas, cette affaire consternante est loin d’être une première dans ce consulat, qui fait de facto office de représentation de la France auprès de l’Autorité palestinienne.

Quelques rappels.

Le 7 avril 2013, le jour de Yom HaShoah, la minute de silence n’a pas été respectée au Lycée français de Jérusalem, à la demande expresse du proviseur, placé sous l’autorité du Consul général !

Le 20 septembre 2013, l’attachée de coopération humanitaire au Consulat général, Madame Fesneau-Castaing, a giflé un soldat israélien en plein visage.

En 2013 toujours, le chef du garage du même consulat a été arrêté au poste frontière d’Allenby, séparant Israël et la Jordanie, avec dans le coffre d’un véhicule pourvu de plaques diplomatiques un chargement de 152 kg d’or, des chèques pour une valeur de près de 2 millions de dollars, des centaines de téléphones cellulaires, ainsi que 500 kg de tabac…

J’avais alors écrit à l’ancien ministre des affaires étrangères Laurent Fabius qui s’était saisi de ces graves dysfonctionnements.

Je ne reviendrai pas sur les votes honteux à l’UNESCO pour des résolutions islamisant le Mont du Temple et le Kotel, les courriers qui parviennent avec la mention « Jérusalem – territoires palestiniens » ou les conditions d’accueil souvent très difficiles réservées à nos compatriotes, notamment pour la production des certificats de vie.

Trop, c’est trop !

Demain, j’appellerai le Consul général de France à Jérusalem Pierre Cochard, avec lequel j’entretiens des relations constructives, pour obtenir tous les éclaircissements sur cette affaire.

À la veille de sa visite en Israël, prévue pour les 25-26 mars, et comme je l’avais fait avec Laurent Fabius, j’écrirai une lettre au Ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avec copie au Président de la République.

Je vous tiendrai informés.