C’est avec une joie immense que j’ai pris connaissance hier de l’annonce officielle de la libération le 21 novembre 2015 de Jonathan Pollard, injustement incarcéré depuis trente ans aux Etats-Unis.

Après avoir écrit, dès ma prise de fonctions en novembre 2013, à Barack Obama pour demander sa grâce, j’ai évoqué, il y a quelques semaines, le 24 juin, le cas Pollard pour la première fois au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Je renouvelais ma demande à l’heure où – comble de l’hypocrisie de l’administration américaine ! – on apprenait que trois présidents français avaient fait l’objet d’un espionnage massif et systématique par les services de renseignement des Etats-Unis…

Jamais dans l’histoire des Etats-Unis, un espion n’a eu à purger une peine si longue ! Jamais ! Pas mêmes ceux qui ont espionné pour le compte de puissances ennemies ! Sans parler des centaines de nazis recyclés par la CIA…

Cette joie est ternie par l’acharnement d’Obama, qui prévoit, à ce stade, d’interdire pendant cinq ans à Pollard de quitter le sol américain et donc de se rendre en Israël.

Pour ma part, j’inviterai Jonathan Pollard, dès sa libération, en France et à l’Assemblée nationale.

Meyerhabib