En pleine campagne électorale, le Premier ministre Netanyahu a pris le temps de recevoir hier dans son bureau de Jérusalem Moshé Kantor, que j’accompagnais.

Président du Congrès juif européen mais aussi vice-président du Mémorial de Yad VaShem et dirigeant du Forum mondial du souvenir de l’Holocauste, Moshé Kantor avait également convié le Grand-Rabbin Israël Meir Lau et M. Avner Shalev, respectivement président du conseil et président du Directoire de Yad VaShem.

En photo ci-dessous à la libération des camps, le Rav Lau, immense érudit et leader spirituel, est un ancien « enfant de Buchenwald », rescapé de la Shoah.

La réunion s’inscrivait dans les préparatifs des cérémonies de commémoration du 75e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, qui se dérouleront pour la première fois à Jérusalem, au Mémorial de Yad VaShem, en janvier 2020. Ce sera la 4e édition du Forum international « Laissez vivre mon peuple ! » après les cérémonies de 2005 à Cracovie, en 2006 à Kiev et en 2010 à Crocavie. L’édition 2020 revêt une dimension symbolique particulière.

Moshé Kantor est un ami personnel et je tiens à saluer son engagement philanthropique et son travail remarquable pour la mémoire de la Shoah, la revitalisation de la vie juive en Europe ainsi qu’en faveur du dialogue et de la tolérance. C’est un vrai Mensch.

Hélas, le travail de mémoire n’a pas permis d’endiguer la résurgence de l’antisémitisme sur le sol européen. Aujourd’hui encore, la haine du Juif, qui prend souvent le visage de la haine d’Israël, se propage sur le continent et des Juifs sont tués parce que juifs. En France, nous l’avons expérimenté dans la douleur à 13 reprises depuis 2003…

Il existe toutefois une différence de taille : aujourd’hui, il existe un Etat d’Israël puissant, qui est, n’en déplaise à certains, le seul vrai rempart contre une nouvel Shoah.

Non, l’antisémitisme n’a pas reculé mais le peuple juif est aujourd’hui capable de se défendre les armes à la main : Israël est le certificat d’assurance-vie du peuple juif.

Après la réunion, nous nous sommes entretenus de ce sujet et d’autres en tête à tête avec le Premier ministre Netanyahu, dont la hauteur de vue m’a, comme toujours, impressionné.

A l’approche des élections générales le 9 avril prochain, comme l’écrasante majorité des Français d’Israël, Benyamin Netanyahu a toute ma confiance et, à titre personnel, je le soutiens sans réserve.

J’aurai l’occasion d’y revenir.

Meyer Habib