Mardi dernier, 19 juin, j’ai été porte-parole du groupe UDI sur la proposition de résolution du député LR Patrick HETZEL, visant à « pérenniser les moyens nécessaires à la participation du ministère de la justice a l’effort national de lutte contre le terrorisme ».

http://www.assemblee-nationale.fr/…/propositio…/pion1042.asp

Par-delà le débat sur les moyens, qu’il faut évidemment pérenniser et accroître, j’ai plaidé pour une véritable stratégie antiterroriste, inspirée notamment du modèle israélien, qui a fait ses preuves.

Les faits parlent d’eux-mêmes : en quinze ans, les Israéliens ont réussi à diviser par 15 le nombre de victimes et éviter des milliers d’attentats. Et ce, sans remettre en cause les principes de l’Etat de droit.

J’ai défendu, comme je l’avais déjà fait à l’occasion du débat sur la loi renforçant la sécurité intérieure en septembre 2017, la rétention administrative pour tout individu représentant une menace avérée pour la sécurité nationale.

Le risque zéro n’existe pas, mais trop souvent, nous découvrons a posteriori que les terroristes étaient connus pour radicalisation, voire fichés « S » ou d’anciens détenus.

Dans beaucoup de prisons françaises, un détenu entre délinquant et sort djihadiste.

Les Français ne comprennent pas qu’on ne mette pas de tels individus dans l’incapacité de commettre un attentat !

J’ai également appuyé le projet de création parquet national anti-terroriste pour rationaliser la réponse judiciaire à la menace terroriste.

C’est la même logique d’ailleurs qui m’avait poussé à déposer en septembre 2016 une proposition de loi constitutionnelle, cosignée par 25 collègues, visant à créer une neuvième commission permanente à l’Assemblée nationale chargée des affaires de sécurité intérieure, de lutte contre le terrorisme et de l’Etat de droit pour centraliser et améliorer l’efficacité du travail parlementaire dans ce domaine.

La proposition n’a pas été adoptée.