Le 20 février dernier, le Président de la République déclarait au dîner annuel du CRIF : « […] il n’y aura aucune complaisance à l’égard des pratiques de boycott et du BDS plusieurs fois condamnées en France et qui le seront à nouveau. »

La veille, le secrétaire d’Etat Laurent Nuñez répondait à ma question orale sur la nécessité de pénaliser l’antisionisme en ces termes : « Je peux vous dire que plusieurs mouvements recueillent toute notre attention – vous avez cité le BDS – et que nous sommes attentifs à la commission éventuelle de délits pénaux et aussi à ce que, derrière des slogans antisionistes, ne se cache pas de l’antisémitisme. »

Paroles, paroles, encore des paroles…

Mon collègue Sénateur UDI de Haute-Savoie Loïc Hervé m’a transmis ce jour ces photos d’affiches placardées à Marnaz, dont il est l’ancien maire. Un exemple, hélas, parmi des dizaines de ce qui circule dans une absolue impunité dans toutes les villes de France.

Depuis trop longtemps la campagne BDS empoissonne les esprits et nourrit un climat de haine d’Israël, la même haine qui tue, comme à Toulouse, comme à l’Hypercasher.

Ces affiches sont sans ambiguïté : il s’agit de stigmatiser et boycotter Israël et les Juifs.

Le droit français est pourtant d’une clarté absolue : l’appel au boycott d’Israël est totalement illégal. C’est une infraction pénale.

Ne pas sanctionner, c’est tolérer et cette complaisance de fait du gouvernement à l’égard du BDS abaisse la République et disqualifie toute politique cohérente de lutte contre l’antisémitisme.

Je l’ai répété des dizaines de fois : stop les bavardages. Avant de légiférer encore, appliquons la loi, toute la loi et sans exception. Ce n’est pas le cas aujourd’hui en France. Le gouvernement doit adresser aux Préfets des instructions claires et précises pour que la loi cessent violation de la loi et incitation à la haine.