Je connais Nicolas Dupont-Aignan, qui est mon voisin a l’Assemblée nationale depuis 4 ans.

Son ralliement à la candidate du Front national vendredi dernier ne fut pas une réelle surprise.

S’il a trahi son engagement gaulliste par opportunisme politique et financier, je ne doute pas que l’anti-israélien s’est facilement accommodé des ambiguïtés plus que dérangeantes du Parti de Le Pen à l’égard d’Israël et des Juifs.

À l’été 2014, NDA a pris fait et cause pour le gouvernement djihadiste du Hamas à Gaza et sommait le gouvernement d’adopter une ligne encore plus dure contre Israel.

Je cite : « Nous attendons de notre gouvernement qu’il prenne enfin l’initiative d’une action internationale pour imposer à Israël le respect des résolutions de l’ONU, c’est-à-dire le retrait et le démantèlement des colonies illégalement installées dans les territoires occupés et la reconnaissance de l’État palestinien. »

Quelques mois plus tard, à quelques semaines du vote sur la résolution socialiste appelant le gouvernement à reconnaître de manière unilatérale un État de Palestine, j’ai eu plusieurs échanges avec lui.

Je lui ai expliqué en détail pourquoi ce texte constituerait une prime au terrorisme et à l’islamisme et était dangereux.

En définitive, il fut l’un des rares députés de droite, avec Henri Guaino, à voter avec toute la Gauche (sauf un deputé) pour la reconnaissance unilatérale d’un État de Palestine allié au Hamas, mouvement terroriste.

Jusqu’au bout, mon candidat a été Francois Fillon, qui était à mon sens le meilleur pour la France et pour les relations franco-israéliennes.

Toutefois, j’appelle sans hésitation à voter pour Emmanuel Macron dimanche prochain pour battre Marine Le Pen (et son entourage antisémite), qui risque de faire un score très important.

Le vote Macron ne sera pas un vote d’adhésion à son programme mais un choix moral et un vote de raison pour le démocrate, le républicain et le juif que je suis.

En juin, il y aura un « troisième tour » avec les élections législatives. Il faudra alors un important bloc parlementaire de la droite et du centre pour contraindre le futur président à mettre en place un gouvernement d’union nationale de centre droit, libéral, européen, éco-responsable et surtout déterminé à détruire la menace djihadiste.

Sans grande surprise, je constate, d’ailleurs, qu’en cet entre-deux-tours de l’élection présidentielle, le périmètre de ceux qui refusent de donner une consigne de vote claire contre Marine Le Pen, l’extrême-gauche de JL Mélenchon en premier lieu, correspond aux antisionistes. Je ne pense pas que ce soit totalement un hasard.