J’ai reçu aujourd’hui une longue lettre, datée du 12 novembre, du Président de la République à mon courrier du 10 août, publiée sur cette page le 1er septembre, dans laquelle je faisais part de mon incompréhension et de mes craintes suite à l’invitation officielle adressée au président iranien dans le prolongement de l’Accord nucléaire du 14 juillet dernier.

Je prends acte des arguments développés par le Président de la République, qui est convaincu de la robustesse de l’Accord de Vienne et de sa contribution à la non-prolifération des armes nucléaires comme à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient. Il soutient notamment que cet accord n’est pas fondé sur la confiance mais sur la vérification et que la France restera particulièrement vigilante.

Pour ma part, je continue de croire que les conditions sont aujourd’hui loin d’être réunies pour redémarrer un dialogue politique à haut niveau et une coopération bilatérale avec la République islamique.

L’attitude de l’Iran reste trouble et ne montre pas un engagement ferme et durable à respecter les obligations prévues par l’Accord de Vienne du 14 juillet.

Les menaces génocidaires proférées régulièrement contre Israël, l’intervention militaire massive aux côtés des forces d’Assad en Syrie, l’exaspération dans toute la région de violents antagonismes confessionnels chiites-sunnites sont autant de manifestations d’une attitude non constructive.

Par ailleurs, la clause de suspension automatique des relations bilatérales en cas de violation de l’Accord par l’Iran ne semble pas réaliste compte tenu des enjeux économiques en présence …

C’est pourquoi je vous invite toutes et tous à venir manifester dimanche 15 novembre 2015, Place du Trocadéro, Parvis des Droit de l’Homme à 15 heures à l’initiative de l’UPJF et l’appel du CRIF et du Collectif contre la venue du Président iranien Rohani

Meyerhabib