Hier, j’ai rencontré François Fillon à son quartier général de campagne avant de me rendre à la marche blanche organisée à Belleville en hommage à Sarah Attal Halimi z’’l puis au meeting du candidat de la droite et du centre à 15 heures Porte de Versailles.

Comme je le redoutais, aucun des responsables politiques LR-UDI que j’ai rencontrés et à qui j’en ai parlé, qu’il s’agisse en premier lieu de François Fillon mais aussi de Gérard Larcher, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Retailleau, Jean-Christophe Lagarde ou Pierre Lellouche, n’avait entendu parler de cette tragédie.

Tous m’ont fait part de leur effarement mais comment s’étonner que l’affaire leur ait échappé puisque les grands médias, à quelques très rares exceptions, l’ont tout bonnement ignoré?

Quand on voit la couverture médiatique faite aux quelques gifles et bousculades qui ont émaillé le meeting de Marine Le Pen samedi à Ajaccio, je suis révolté que les médias se désintéressent d’une femme défenestrée en plein Paris parce que juive…

Je suis député, n’ai pas l’habitude de colporter rumeurs ou théories complotistes et il y a quinze jours, faute d’éléments tangibles, je m’étais abstenu de tout commentaire suite à la dégradation de sépultures juives au cimetière de Pantin. Mais dans le cas présent, j’ai l’impression que d’importantes zones d’ombre subsistent.

Mais comme je l’ai déjà expliqué, la famille de la victime nous rapporte le meurtrier traitait régulièrement Madame Halimi de « sale juive », validant hélas ma conviction profonde depuis le début : l’antisémitisme est le facteur déterminant dans ce meurtre ignoble.

Pierre Lellouche, ancien ministre et auteur de la Loi visant à aggraver les peines punissant les infractions à caractère raciste, me le confirmait hier : ces insultes à répétition peuvent étayer la motivation antisémite du crime.

On dit maintenant que le tueur serait un cas psychiatrique. Quand bien même, cela n’y changerait rien

Cette incapacité à informer et à qualifier les faits est très préoccupante car une information juste et accessible est une condition absolue pour une authentique vie démocratique.

Je citerai Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. »

Vous trouverez le lien vers un article de JForum sur la marche blanche, avec l’extrait d’une interview que j’ai donnée à i24 News : http://jforum.fr/sarah-halimi-zl-une-marche-blanche-de-cole…