1) J’ai appelé hier soir le Député LR du Rhône Georges Fénech, magistrat et ancien président de la commission d’enquête sur les attentats de Paris dont je suis proche, au sujet de la manifestation de la haine des juifs et d’Israël. Il partage totalement mes craintes et écrira aujourd’hui au ministre et au préfet pour s’associer à ma démarche.

2) Suite à mon courrier, le préfet de police m’a téléphoné hier soir quelques minutes avec une conversation avec le Président du CRIF et nous nous sommes longuement entretenus du maintien ou pas de la manifestation. Grand serviteur de l’Etat, que j’ai bien connu en tant que vice-président de la commission d’enquête sur les attentats de Paris, le préfet Cadot m’a expliqué que le gouvernement était soucieux de respecter la liberté de manifestation comme la préservation de l’ordre public et l’interdiction de l’appel au boycott. Je lui ai redit l’importance d’interdire une manifestation illégale d’incitation à la haine d’Israël et des Juifs alors que nous sommes en état d’urgence !

Si la préfecture estime qu’à ce stade l’Etat a les moyens d’encadrer la manifestation, ce qui est certain c’est que la contre-manifestation organisée par un important collectif d’organisations juives, dont le l’UPJF, BNVCA, Europe Israël et beaucoup d’autres, peut faire craindre des débordements.

Le préfet doit s’entretenir ce jour avec le Ministre de l’Intérieur. Une décision définitive sera prise cet après-midi.

En tout état de cause, le préfet Cadot m’a assuré qu’aucun slogan ni banderole d’appel au boycott ou à la haine d’Israël ne seront tolérés par les forces de police.

Je persiste et signe : on ne peut dire tout et son contraire !

J’accuse le gouvernement socialiste de faiblesse.

Il est temps que l’État assume ses responsabilités : cette manifestation doit être interdite.

Il faut arrêter de céder devant ceux qui veulent instrumentaliser la liberté contre la République.