Le 21 septembre 2015, toute la gauche caviar parisienne était réuni à l’Hôtel de Ville, à l’occasion de la Journée internationale de la Paix, pour la remise au Président de l’Autorité palestinienne de la Médaille du Grand Vermeil, plus prestigieuse décoration de la Ville de Paris.

Jugez par vous-même les déclarations de cet « homme de paix » lundi dernier devant Conseil national palestinien : « depuis le XIème siècle jusqu’à la Shoah, les juifs n’ont pas été persécutés à cause de leur religion ou leur origine, mais à cause de […] leur rapport à l’argent, leur volonté de maîtriser l’économie des États à travers les banques qu’ils détenaient. L’holocauste n’est pas la conséquence de l’antisémitisme, mais de ce comportement social des juifs qui consiste à imposer un modèle de société et des pratiques d’usuriers malhonnêtes (…) » …

Évidemment pas un mot de ces propos ignominieux, recyclant les pires clichés antisémites, dans les médias généralistes en France, totalement à charge contre Israël !

C’est pourtant loin d’être la première fois que Mahmoud Abbas exprime publiquement des opinions négationnistes et diabolise Israël et les juifs en les accusant d’avoir pactisé avec les Nazis.

En 1984, déjà, Mahmoud Abbas avait soutenu à Moscou une thèse de doctorat intitulée « L’autre côté: La relation secrète entre le nazisme et le sionisme », dans laquelle il défendait une théorie du complot, accusant les Juifs d’instrumentaliser la Shoah au détriment des Palestiniens. Il citait notamment les travaux du pseudo-historien Robert Faurisson français, condamné à plusieurs reprises pour négationnisme.

Le même Abou Mazen avait tenu des propos littéralement antisémites et nié tout lien historique entre le peuple juif et Jérusalem en décembre 2015 en clamant que « Les juifs n’ont pas le droit de souiller la mosquée Al-Aqsa de leurs pieds sales »

En janvier dernier, le chef de l’AP avait jugé que l’Etat hébreu était « un projet colonial qui n’a rien à voir avec les Juifs », accusant les Européens d’avoir « placé les Juifs ici pour défendre leurs intérêts dans la région »…

En somme, Mahmoud Abbas porte l’antisémitisme dans son ADN politique et s’inscrit dans la lignée de Hadj Amine Al-Husseini, Grand Mufti de Jérusalem qui – lui ! – avait pactisé avec Hitler pour la Solution finale.

Voilà donc l’ « homme de paix », au double discours systématique, à qui l’on déroule le tapis rouge dans toutes les chancelleries européennes …