Très attaché à l’Italie comme à Israël pour des raisons évidentes, fan de cyclisme depuis toujours, c’est pour moi une immense joie de voir l’édition 2018 du Giro démarrer aujourd’hui de Jérusalem !

Imaginez : en guise de première étape, un contre la montre de 9,7 km dans les rues de Jérusalem, suivi, demain, par Haifa-Tel Aviv (167 km) puis, dimanche, Be’er Sheva-Eilat, (229 km), avant un retour sur la péninsule italienne.

A l’heure où l’antisémitisme revient en Europe, sur fond de détestation d’Israël, et où l’UE refuse de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël, le choix des organisateurs du Giro 2018 est un magnifique symbole !

Leur décision était notamment animée par la volonté de rendre hommage à l’immense champion italien Gino Bartali, disparu en 2000, 2 fois vainqueur du Tour France et 3 fois du Giro dans les années 30 et 40. Bartali a été reconnu en 2013 Juste parmi les nations, pour avoir participé au sauvetage de plusieurs centaines de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour les mêmes raisons, il a aussi été fait citoyen d’honneur de la ville de Jérusalem, et a obtenu, à titre posthume, la citoyenneté israélienne.

Je ne doute pas que ce Giro 2018 donnera une forte impulsion au cyclisme israélien, en plein développement depuis des années. Tel Aviv vient d’ailleurs d’inaugurer le premier vélodrome en salle du Moyen-Orient.

Je rêve maintenant de voir un jour le Tour de France démarrer en Israël !

Je vais écrire très prochainement au directeur du Tour Christian Prudhommeau pour suggérer l’idée.