J’ai également proposé un amendement, créant la possibilité de suspendre le versement d’allocations familiales aux familles d’enfants djihadistes, quand elles portent une part de responsabilité dans leur radicalisation.

Ce texte s’appuie sur une conviction : la lutte contre la radicalisation commence au sein des familles et relève aussi de la responsabilité parentale.

Aucun enfant ne naît djihadiste, raciste, antisémite.

Mon amendement ne prévoyait pas une sanction automatique. Certains parents sont dépassés par une radicalisation qui s’opère souvent sur Internet, les réseaux sociaux, dans les quartiers ou autre.

Il visait à doter le juge d’un levier supplémentaire afin qu’il puisse apprécier, au cas par cas.

Une partie de la gauche bienpensante a pu s’insurger contre ma proposition.

Je l’assume : ma seule et unique compassion va aux victimes, pas aux bourreaux.

Malgré l’appui de nombreux députés, sans surprise, gouvernement et majorité LREM ont rejeté le texte, pourtant complémentaire d’un amendement adopté la veille criminalisant l’incitation de mineurs à la commission d’actes de terrorisme.

Nous en sommes à la 13e loi antiterroriste en 5 ans !

Vu notre faiblesse et notre incapacité collective à prendre toutes les mesures qui s’imposent contre le terrorisme islamiste, je crains que ça ne soit pas la dernière.