A l’invitation de son remarquable président Sammy Ghozlan, j’ai assisté hier à une soirée du bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) et du CCJ93 en l’honneur de Pierre-André Durand, nouveau préfet de Seine-Saint-Denis.

Depuis le début de la seconde Intifada en octobre 2000, le département de Seine-Saint-Denis est parmi les plus exposés à la vague d’antisémitisme et son nouveau visage, l’antisionisme, qui ont submergé la France. C’est ce phénomène inquiétant qui a justifié la création du BNVCA au début des années 2000.

Le défi reste considérable dans le 93, où prospèrent haine du Juif et détestation d’Israël sur fond d’islamisme, de délinquance et de racisme anti-français. Le 21 février dernier encore, deux jeunes juifs étaient sauvagement agressés avec une scie à métaux à Bondy (93), parce que juifs.

Des maires ignobles, comme à Bondy, Bagnolet ou Aubervilliers, favorisent ce climat de haine en pratiquant systématiquement un clientélisme islamo-gauchiste. Plusieurs municipalités ont ainsi choisi de rebaptiser des espaces publics en l’honneur de terroristes palestiniens et adopté, en parfaite illégalité, des actes de boycott d’Israël. Par pur cynisme politicien, ils dressent régulièrement le drapeau palestinien sur leur mairie et beaucoup fraient avec des Islamistes et font du soutien à des organisations terroristes un axe de leur politique. Il est dommage qu’on n’écoute pas davantage Malek Boutih sur ces questions…

J’ai pris la parole pour rappeler l’importance d’Israël et que les Juifs du monde entier ne seraient pas les mêmes sans Israël, qui leur a redonné leur fierté.

J’ai également mis l’Etat face à ses responsabilités : on ne peut d’un côté déclarer la guerre au terrorisme et, de l’autre, accepter ce même terrorisme quand il frappe en Israël. Et la logique est implacable : tolérer le terrorisme en Israël, c’est favoriser son importation en France. L’histoire l’a montré : on commence par tuer des Juifs, puis des militaires, des journalistes, des policiers puis tous les Français sans distinction.

C’est un fait : les juifs sont les sentinelles de la République.

Or, la Seine-Saint-Denis compte de nombreux « territoires perdus de la République »…

Temps fort de la soirée : le BNVCA a collecté 20 000 €, qui ont été remis à la famille Sitbon, dont je suis très proche, pour le petit Yotam, bébé franco-israélien, avait perdu un pied dans un attentat terroriste à la voiture bélier à Jérusalem, le 14 décembre 2015.

Plusieurs responsables politiques ont assisté à la soirée, notamment Bruno Le Roux, pour sa dernière soirée en tant que ministre de l’intérieur, qui a eu des paroles très chaleureuses à l’égard d’Israël ainsi que Pascal Popelin et Philippe Dallier, respectivement président du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Etaient également présents Francis Kalifat, président du CRIF, Joël Mergui, président du Consistoire, Ariel Goldman, président du FSJU et Claude Barouch, président de l’UPJF.