La Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale a auditionné ce matin pendant deux heures l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en France Abolghassem Defli.

Comme je l’avais fait avec le Ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif en janvier 2016, je l’ai interpellé directement sur trois questions principales :
– la situation des droits de l’homme et la condition de la femme ;
– l’organisation annuelle en Iran d’un concours de caricatures de la Shoah et la négation du génocide de 6 millions de Juifs ;
– le refus constant et obstiné à reconnaître le droit d’existence de l’Etat d’Israël et les ambitions réitérés du régime de le « rayer de la carte ».

Ignorant ma question comme celle de Claude Goasguen et Valérie Boyer, M. Delfi a refusé ne serait-ce que prononcer le nom « Israël » et n’a fait mention que de la « Palestine », de « territoires occupés » ou de « massacres inédits à Gaza ».

De même, aucune reconnaissance de la Shoah. L’ambassadeur a préféré botté en touche en rappelant les bienfaits de Cyrus le Grand il y a 2 500 ans et la représentation des Juifs iraniens au Majlis…

L’Ambassadeur Delfi a refusé de me répondre directement, et même de croiser mon regard, mais m’a interpellé à plusieurs reprises, faisant référence à un « vice-président de la commission », qui appelle au changement de régime à Téhéran ou participe à des réunions d’opposants. C’est exact et je l’assume totalement.

Constat implacable : côté LREM, sur près de dix questions et une très grande diversité de thématiques abordés, pas une seule allusion à la volonté iranienne de détruire Israël. Idem évidemment à gauche (Socialistes) et à l’extrême-gauche (Communistes, Insoumis).

L’Ambassadeur n’a eu de cesse de répéter que son pays n’était animé que d’intentions pacifiques et que l’islam interdisait le développement d’armes de destruction massive !!!

Je ne sais s’il faut en rire ou en pleurer.

J’ai repris une deuxième fois la parole en fin de réunion pour dénoncer la langue de bois de l’ambassadeur iranien, m’indigner de son refus de prononcer le nom « Israël » et rappeler que le Premier ministre Netanyahu avait démontré à la face du monde les mensonges iraniens quant à leurs ambitions nucléaires.

Je tiens à saluer la direction professionnelle, élégante mais ferme de la présidente de la Commission des Affaires étrangères, Marielle de Sarnez, qui a regretté le refus du représentant iranien de répondre sur une diversité de points essentiels, y compris la reconnaissance du droit d’existence d’Israël.

Ci-joint les vidéos :

Ma première intervention : https://youtu.be/4nvrzfGlc48

Réponse de l’Ambassadeur d’Iran : https://youtu.be/pFfZHtcwoOM

Ma 2e intervention : https://youtu.be/avKzDRCtNeQ