Lundi matin, dans une visite parfaitement orchestrée par notre Consul général Franck Vermeulen, j’ai eu le plaisir de me rendre au collège Marc Chagall et à l’Institut français de Tel-Aviv.

Au collège Marc Chagall, je me suis entretenu avec le nouveau Principal Olivier Tedde des perspectives de développement de l’établissement dans un contexte de forte croissance de la demande de scolarisation française en Israël. J’ai également échangé avec l’excellent comité des parents d’élèves, qui a été très sensible à ma contribution financière à la rénovation des locaux. La mise aux normes de l’établissement a permis de mettre un terme aux problèmes qui perturbaient la scolarité des élèves et d’apaiser le climat général.

J’ai longuement échangé avec quatre classes, dont les élèves d’une classe de CM2 avec lesquels nous avons abordé une grande variété de sujets : les missions d’un député, la vie parlementaire au quotidien, la loi Travail actuellement en débat etc. Les élèves m’ont impressionné par leur vivacité d’esprit, leur curiosité intellectuelle et leur intérêt pour la chose publique.

Je me suis rendu ensuite à l’Institut français, avec la remarquable directrice Barbara Wolfer, nous avons fait un point sur l’action culturelle extrêmement riche de la France dans la circonscription et son évolution face à l’augmentation de la population francophone ces dernières années.

J’ai été heureux de rencontrer l’ensemble des personnels de l’Institut présents et découvrir la nouvelle médiathèque, appelée « la Closerie », qui contient plus de 8.000 documents- livres et DVD en consultation libre, dont vous trouverez quelques illustrations ci-jointes. Elle dispose également d’une plateforme numérique avec des milliers de références, couvrant les différents aspects de la culture française.

J’invite l’ensemble des Français d’Israël à s’y rendre et profiter de ce fond d’une richesse, d’une qualité et à l’accueil exceptionnels.

Le dynamisme de la vie culturelle française en Israël met, une fois encore, en lumière combien il est scandaleux et honteux que ce pays, qui comptent près d’un million de francophones et bien plus de francophiles, dont près de 150 000 Français, soit tenu à l’écart de l’Organisation internationale de la Francophonie. C’est d’ailleurs à ce sujet que j’ai consacré ma première allocution à l’Assemblée nationale, peu après mon élection en juin 2013.

Après un déjeuner à l’invitation du Consul général en compagnie du comité des parents d’élèves, j’ai participé à la première partie de la réunion du Conseil consulaire avec Gilles Pecassou, Premier Conseiller de l’Ambassade de France, le Consul général et l’ensemble des conseillers consulaires.

Avant de traiter l’ordre du jour, consacré aux consulats honoraires en Israël, j’ai tenu à ouvrir la réunion en exprimant de façon formelle et officielle la profonde indignation suscitée, parmi tous les amis d’Israël et les Franco-israéliens, par l’invraisemblable vote de la France pour la résolution de l’UNESCO niant le lien historique entre le peuple juif, le Kotel et le Mont du Temple à Jérusalem et évoqué ma lettre au Président de la République du 28 avril à ce sujet.

En fin d’après-midi, je suis parti pour Jérusalem où j’avais rendez-vous avec le Premier ministre Netanyahu. Le vote de la France à l’UNESCO a également occupé une bonne partie de nos échanges, notamment dans la perspective de la visite en Israël, fin mai, du Premier ministre Manuel Valls, que j’accompagnerai. Benyamin Netanyahu m’a fait part, en ma qualité de Député des Français de l’étranger, de sa colère, de son incompréhension et de sa déception face à une telle tentative de falsification de l’Histoire et m’a dit qu’il s’exprimerait dans les jours à venir sur cette question.

Cet entretien dans le bureau du Premier ministre fût aussi l’occasion de revenir sur les prochaines étapes dans le dossier des équivalences des diplômes France-Israël, notamment pour les pharmaciens et infirmiers.

Enfin, comme je m’y étais engagé auprès des présidents du CRIF et du consistoire de Marseille, Michèle Teboul et Zvi Amar, j’ai également plaidé auprès du Premier ministre contre la fermeture du consulat d’Israël à Marseille. Le Premier ministre m’a écouté attentivement et promis de réfléchir aux moyens de trouver une solution satisfaisante. Affaire à suivre.