Après les croix gammées jeudi dernier, l’incendie criminel de l’épicerie casher de Créteil le jour même des 3 ans de la tuerie de l’HyperCasher n’est pas un hasard.

Je demande au Ministre de l’intérieur de mobiliser tous les moyens utiles pour appréhender au plus vite les auteurs et que soient prises des sanctions exemplaires.

S’il s’avère que le mobile est antisémite, ce n’est pas seulement une agression contre les Français juifs et une insulte insupportable aux victimes mais aussi et surtout un défi à la France et à la République.

Quoiqu’il en soit, en ce jour de commémoration, j’ai honte.

Je pense à ces familles détruites à jamais, que j’ai accompagnées avec les dépouilles de leurs proches vers leur dernière demeure à Jérusalem. Comme 2 ans plus tôt après Toulouse…

Aujourd’hui, on a brûlé un magasin, et demain ? Je crains un nouvel attentat…

L’enquête déterminera les circonstances exactes mais une chose est certaine : non, les vieux démons ne sont pas morts et les Français Juifs, sentinelles de la République, restent en première ligne contre les djihadistes.

Des atermoiements pendants 5 mois à reconnaître le caractère antisémite du meurtre de Sarah Halimi, défenestrée parce que juive en plein Paris, au soutien au terroriste antisémite Salah Hamouri, de la tolérance du mouvement BDS, qui exprime en plein Paris, semaine après semaine, la détestation d’Israël, à l’appui tout récemment à la réédition des pamphlets antisémites et pro-nazis de Céline, la République reste trop faible et trop aveugle face à la Bête immonde.

3 ans après, je crains que nous soyons en train d’oublier l’origine du mal.
En témoigne la plaque commémorative des quatre victimes de l’HyperCasher – Fradji Saada, Isaac Braham, Yoav Hattab, Yohan Cohen z’’l – qui peine à le nommer : le terrorisme ISLAMISTE.

Qu’ils reposent en paix…

A invitation du Maire Patrick Beaudoin, j’assisterai ce soir à la cérémonie de commémoration de la Ville de Saint-Mandé puis à celle du CRIF organisée Porte de Vincennes.