Hier soir était inaugurée à l’Assemblée nationale la magnifique exposition « Je suis autiste, et alors ? » organisée par l’association « SOS Autisme ».

Je voudrais rendre hommage à Olivia Cattan, maman de Ruben, enfant autiste, et présidente-fondatrice de l’association, que je connais depuis des années.

Avec son époux et sa formidable équipe, elle accomplit un travail remarquable pour faire connaître la cause des personnes autistes, défendre leur dignité et favoriser les méthodes les plus innovantes pour les aider.

« SOS Autisme » est aujourd’hui l’association de référence en la matière.

Pour preuve, comme le réclame depuis des années l’association, le dernier Plan Autisme 2018-2022 présenté la semaine dernière par le gouvernement s’appuie sur une stratégie d’inclusion des personnes autistes que ce soit dans le milieu scolaire ou dans le milieu professionnel.

Parmi ces nouvelles méthodes révolutionnaires qui fonctionnent et changent la vie des familles, il y a celle développée par l’Institut Feuerstein à Jérusalem, fondé en 1965 par le Professeur Reuven Feuerstein, que j’ai eu la chance de très bien connaître.

Député des Français de l’étranger, représentant notamment nos compatriotes du Vatican, j’étais lundi soir à l’événement de la Conférence des évêques de France au Collège des Bernardins, en présence du Président de la République.

J’ai été très touché par le témoignage de Samuel Bénard, atteint d’autisme, et son frère Florent, qui expliquaient comme la fragilité de Samuel avait permis, non de briser, mais au contraire de souder leur famille dans l’amour.

Pour autant, son expérience illustre aussi l’exclusion persistante dont souffrent les personnes autistes sur le marché du travail. « J’ai fait quarante stages avant de décrocher un travail » nous a-t-il dit…

Beaucoup reste à faire dans notre pays dans ce domaine.

Une société qui ne donne pas toute sa place aux plus fragiles et n’accepte pas la différence n’est pas une société civilisée.

Merci à Alain Azria pour ces photos.