Il y a cent ans, jour pour jour, le gouvernement britannique, par une lettre de son Ministre des Affaires étrangères, Lord Arthur Balfour, reconnaissait les droits légitimes du peuple juif à établir un foyer national dans la Palestine mandataire, qui s’étendait à l’époque sur les deux rives du Jourdain, couvrant l’Israël moderne, les territoires palestiniens et la Jordanie. Ce n’est pas inutile de le préciser…

Certes, après la Première guerre mondiale, les Britanniques trahirent leur parole et les Juifs, pour beaucoup à peine rescapés de la Shoah, durent prendre les armes pour faire leurs droits historiques inaliénables. Cette déclaration ne marque pas moins une étape fondamentale sur le chemin de la réalisation de l’idéal sioniste.

Si le rêve du retour à Sion n’a jamais quitté les Juifs pendant deux mille ans d’exil, le premier congrès sioniste fût réuni par Theodor Herzl en 1897, soit vingt ans avant la Déclaration Balfour, qui aboutit, trente ans plus tard, à la création de l’Etat d’Israël.

Je suis fier que notre pays, la France, fût le premier (avec le gouvernement serbe en exil) à approuver ce texte dès le 14 février 1918, comme il apportera 30 ans plus tard son appui au plan de partage de l’ONU ouvrant la voie à l’Etat juif.

Aujourd’hui, certains dénoncent la Déclaration Balfour et les Palestiniens ont demandé des excuses officielles du Royaume-Uni.

Encore une entreprise de révisionnisme antisioniste absurde, dont les instances internationales, notamment l’UNESCO, sont devenues, hélas, le théâtre.

Incapables d’affronter Israël, les Palestiniens, soutenus par les Etats arabo-musulmans et les islamo-gauchistes en Europe, se livrent à un véritable djihad intellectuel pour délégitimer Israël.

Jusque dans la Knesset, certains députés arabes israéliens continuent de nier le droit d’existence d’Israël.

Alors le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est reconnu partout comme un principe de droit international, pour le peuple juif, qui a plus de 3 500 ans d’Histoire, la lutte n’est pas terminée.

Mais cette stratégie immorale visant à déraciner le peuple juif de sa terre ancestrale est un échec.

En témoigne aujourd’hui les célébrations du centenaire de la Déclaration Balfour à Londres, auxquelles la Première ministre Theresa May a invité son homologue israélien Benyamin Netanyahu.

Avant de se rendre en Angleterre, le Premier ministre israélien a fait cette courte déclaration qui résume tout l’enjeu du conflit israélo-palestinien : « « Les Palestiniens disent que la déclaration Balfour a été une tragédie. Ce n’était pas une tragédie. Ce qui est tragique, c’est leur refus de l’accepter 100 ans plus tard. J’espère qu’ils changeront d’avis car s’ils le font, ils pourront enfin aller de l’avant et parvenir à la paix entre nos deux peuples ».