En cette veille de Pessah, je tenais à vous souhaiter, ainsi qu’à vos familles et vos proches, un heureux Seder et de très belles fêtes.

Aux premiers jours du printemps, Pessah marque le souvenir de la Sortie d’Égypte et de l’accession à la liberté et à l’indépendance du peuple d’Israël.

Pendant près de deux mille ans d’exil, les Juifs, dispersés à travers les nations, ont rêvé « l’an prochain à Jérusalem!»

A chaque génération, y compris la nôtre, des tyrans se sont élevés pour rendre ce rêve impossible.

Ils ont échoué et ils échoueront.

Dans quelques semaines, nous célébrerons les 70 ans de l’État d’Israël, aujourd’hui plus fort que jamais, indépendant, libre et démocratique.

Je l’ai rappelé ce matin au Premier ministre Netanyahu, encore convalescent, à qui j’ai souhaité, de Jérusalem où je me trouve et en votre nom nom à tous, de bonnes fêtes.

Il est revenu sur son entretien très positif lundi dernier avec le Ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et confirmé qu’il ferait une visite officielle à Paris début juin.

La symbolique de Pessah transcende la seule identité d’Israël pour toucher à la conscience universelle.

En ces temps difficiles, elle ravive les fondements éthiques de notre civilisation judéo-chrétienne et notre idéal juif et républicain de liberté, d’égalité et de fraternité.

Par ces forces de l’esprit, Français juifs et non-juifs, nous surmonterons les défis existentiels auxquels nous sommes confrontés !

A quelques heures du Seder, où les familles juives du monde entier, toutes générations confondues, vont se réunir dans l’amour et le plaisir d’être ensemble, je voudrais avoir une pensée pour celles qui ont perdu un être cher, parfois dans des conditions dramatiques.

L’an dernier, j’avais une pensée pour la famille de Sarah Attal Halimi z’’l. Cette année, je pense aussi, hélas, à la famille de Mireille Knoll z »l.

Elle a survécu à la Shoah mais pas à la barbarie islamiste qui gangrène la France en 2018…

J’ai parlé ce matin avec son fils, mon ami Daniel Knoll, qui aime tant Israël, pour lui exprimer mes pensées fraternelles.

De tout mon cœur, je lui souhaite, ainsi qu’à sa famille, que ces quelques jours de fêtes les aident à apaiser leur chagrin. Dans cette terrible épreuve, ils ne sont pas seuls.

A toutes et à tous, ainsi qu’à vos proches, je vous souhaite une semaine de joie, de paix, de conscience, de libération et de ressourcement.

Hag Pessah Casher VéSameah !