Le 27 août 2013, quelques jours après les premiers bombardements chimiques du régime syrien contre la population civile en zone rebelle, le Président François Hollande me confiait en aparté à la conférence des Ambassadeurs son intention de frapper le régime criminel de Bachar El-Assad en coordination avec les Etats-Unis.

Le projet avait finalement été abandonné après le revirement du président Obama et son refus de bombarder les forces d’Assad malgré ses engagements préalables et le franchissement de cette « ligne rouge ».

Par cette lâcheté, par cet aveu criminel de faiblesse, Obama a livré de fait le peuple syrien à la cruauté du tyran Assad et de ses maîtres iraniens, lançant un signal désastreux à tous les dictateurs sanguinaires de la région.

Le « Prix Nobel de la Paix » porte ainsi une part de responsabilité indéniable dans les près de 300 000 morts supplémentaires assassinés par le régime syrien depuis 2013.

Par contraste, Donald Trump, a pris immédiatement ses responsabilités et décidé de frapper les forces pro-régime suite à la l’attaque chimique de lundi dernier contre Khan Cheikhoun.

Quels que soient les enjeux et la priorité de détruite l’Etat islamique, le monde libre ne peut laisser les mains libres au Boucher de Damas, ni aux Mollahs iraniens, ni aux djihadistes du Hezbollah.

C’est le djihadisme mondial que l’on doit éradiquer, qu’il soit sunnite ou chiite.

Il existe des lignes rouges infranchissables.

C’est une question de morale, de valeurs mais aussi un impératif stratégique et Donald Trump a envoyé un message fort : non, les tyrans ne sont pas libres de se livrer à des crimes contre l’humanité !

N’oublions pas que pendant la Seconde guerre mondiale, la faiblesse et l’indécision du monde libre ont ouvert la voie à la folie meurtrière d’Hitler. On connaît, hélas, la suite.

Il faut retenir les leçons de l’Histoire.

Où sont aujourd’hui les bien-pensants, si prompts à dénigrer le nouveau président américain et qui brillent ce matin par leur silence assourdissant?