Organisée par la Rada, le parlement ukrainien, la conférence réunit à Kiev une vingtaine de députés ukrainiens de tous bords, des parlementaires d’une quinzaine de pays – dont les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël et la France – ainsi que des leaders d’organisations juives internationales (AJC, EJC, WJC), des diplomates et des experts de think tanks.

Les échanges très riches que j’ai eus ouvrent de nouvelles perspectives et démontrent l’intérêt d’une approche transnationale de la lutte contre l’antisémitisme, et son nouveau nom l’antisionisme.

Ce matin, j’ai pris la parole pour exposer ma vision de l’antisémitisme contemporain, qui n’a pas diminué mais a changé de visage. J’ai fait part de mon inquiétude pour la France, où la judéophobie traditionnelle et l’antisémitisme d’extrême-droite sont aujourd’hui largement supplantés par la détestation d’Israël et l’antisionisme sur fond d’islamo-gauchisme et de théories du complot.

L’Ukraine possède un passé juif extrêmement riche, qu’il soit douloureux avec les pogroms et la Shoah par balles ou, au contraire, magnifique avec l’épanouissement d’une vie juive exceptionnelle que ce soit sur le plan spirituel, intellectuel, politique ou artistique.

Pour n’en citer que quelques-uns : Rabbi Nahman de Breslav, Nathan Sharansky, Sholom Aleichem ou mon maître à penser Zeev Jabotinsky, tous vécurent en Ukraine.

Comme dans d’autres pays d’Europe orientale et par contraste avec la France, l’islam politique et l’extrême-gauche n’y représentent pas une menace pour la communauté juive, qui est du reste une des plus grande d’Europe (375.000-400.000).

Signe des temps peut-être, l’Ukraine est aujourd’hui le seul pays au monde à part Israël qui compte à la fois un président juif, Volodymyr Zelenskyet un premier ministre juif, Volodymyr Groysman, que j’ai eu l’honneur et le plaisir de rencontrer.

Ci-joint quelques clichés.