Consternant ! Écœurant ! Je ne trouve pas d’autres mots pour décrire cet article non signé publié par Le Monde.

Alors que la dépêche AFP annonçait « URGENT – Le Hamas revendique deux attaques contre des Israéliens en Cisjordanie (communiqué) », le Monde a ignoblement titré « deux Israéliens tués en représaille d’un raid ayant fait deux morts palestiniens ».

Quelle que soit la ligne éditoriale, quelle honte de renvoyer dos à dos terroristes et victimes, agresseurs et agressés et ce, trois jours à peine après l’attentat du Marché de Noël de Strasbourg.

Excuser la barbarie terroriste, où qu’elle se déploie, c’est une gifle à toutes les victimes.

Justifier, même du bout des lèvres, un attentat, c’est cracher sur leurs tombes.

Imaginez le New York Times qui aurait publié mardi dernier : « Trois morts à Strasbourg en représailles des bombardements français contre l’État islamique ».

Nous serions outrés. Pourtant, c’est exactement ce qu’a fait le Monde…

Il faut ouvrir les yeux, certains organes de presse en France font fi de leur déontologie professionnelle dès qu’il s’agit d’Israël et sont devenus de véritables officines antisionistes.

Pour ceux-là, notamment Le Monde et son correspondant quand on tue à Jérusalem, en Judée ou en Samarie, c’est de la résistance. A Paris, du terrorisme.

Peu importe que les victimes sciemment visées soient une femme âgée de 21 ans enceinte de sept mois et son mari…

Peu importe que son bébé, prématurément accouché, n’ait pas survécu.

Mettre dans le même sac ces victimes et des terroristes islamistes, c’est inhumain.

Plus généralement, chez nous en France, cette victimisation systématique des Palestiniens a pour effet d’exaspérer les passions, alimenter la haine d’Israël et, hélas trop souvent, légitimer la violence contre les Français juifs.

Loin de servir les efforts de réconciliation, cette posture enferme un peu plus les Palestiniens dans une spirale de violence et encourage l’Autorité palestinienne corrompue à persévérer sur le chemin du terrorisme, qu’elle finance ouvertement avec les deniers de l’Europe, y compris la France, qui a doublé son aide publique à l’AP dans le budget 2019…

Trop, c’est trop ! La liberté de la presse s’arrête là où commence calomnie et incitation à la haine.

Député de la République, représentant notamment les Français d’Israël, je suis révolté.