La polémique qui a opposé ces derniers jours Manuel Valls au chef de la « France insoumise » Jean-Luc Mélenchon, fût une nouvelle occasion d’observer cette maladie inhérente à l’extrême-gauche : la haine d’Israël et l’antisionisme. Après que ce dernier eût, avec le fracas qu’on lui connaît, quitté la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie présidée par l’ancien premier ministre, il a justifié son choix dans une lettre au Président de l’Assemblée nationale François de Rugy en se disant écœuré par «l’ignoble» Valls, proche des «dirigeants de l’extrême droite israélienne»…

Peu importe que Benyamin Netanyahu ait été élu à quatre reprises dans l’un des systèmes politiques les plus démocratiques au monde, exit le fait que Mélenchon n’ait pas choisi entre Macron et Le Pen au second tour avec l’espoir secret de grappiller dans le futur des voix à l’extrême-droite… La détestation de l’Etat juif est aujourd’hui devenu le cri de ralliement, l’alpha et l’oméga, de cette extrême-gauche, qui, dans les quartiers, a fait le choix d’une alliance objective avec les tenants d’un islam politique et communautariste.

On retrouve cette gauche antisioniste, celle du BDS, de l’association Europalestine, dans ces mairies communistes qui rebaptisent des places à la gloire de terroristes, comme à Gennevilliers ou Bagnolet. A l’été 2014, elle était en première ligne dans les manifestations pro-Gaza qui ont dégénéré en assauts de synagogues, au cours desquelles ont fusé des slogans « mort aux juifs » et été griffonnées des croix gammées sur la statue de Marianne, Place de la République. C’est la gauche de Sonia Nour, cette collaboratrice du maire PCF de La Courneuve, qui qualifie de « martyr » l’ignoble terroriste de la gare Saint Charles, cette gauche qui s’associe au prédicateur islamiste Tarik Ramadan et aux Frères musulmans pour monter des cabales médiatiques et universitaires contre tout intellectuel musulman modéré, qui se voit immédiatement taxé d’islamophobe ou de « collabeur » …

Totalement obsédée par Israël, elle reste, en revanche, introuvable dès qu’il s’agit de dénoncer, entre autres, les massacres effroyables du régime d’Assad, les dérives dictatoriales de Maduro au Vénézuela, l’éradication des Chrétiens d’Orient ou la politique agressive de déstabilisation régionale des Mollahs iraniens.

Alors qu’on tue à Paris, à Barcelone à Londres, à Berlin, à Nice ou à Bruxelles, et j’en passe, un seul mot d’ordre : boycotter l’unique démocratie du Moyen-Orient qui partage nos valeurs et protège ses minorités !

Ouvrons les yeux : à travers Israël, c’est la République, la démocratie libérale et l’humanisme qui sont visés ! Cette gauche radicale crie haro sur la laïcité, sur la lutte contre l’antisémitisme, sur l’émancipation des femmes, haro sur l’ordre républicain, sur l’Europe, dont elle veut voir le drapeau banni de l’Assemblée nationale. Elle refuse la réalité d’un racisme anti-blanc et parraine le Parti des Indigènes de la République, groupuscule ouvertement raciste et antisémite. Cette Gauche antisioniste parfois plus Kouachi que Charlie !

A l’aube du XXIème siècle, l’antisionisme est devenu le nouveau socialisme des imbéciles.