Vice-président de la commission d’enquête sur le djihadisme, j’ai interrogé mercredi 6 mai dernier Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education, sur les actions concrètes envisagées par le gouvernement pour lutter contre l’antisionisme et l’antisémitisme à l’école.

En effet, trois constats s’imposent aujourd’hui. D’abord, dans certaines écoles de la République, le discours antisémite s’est banalisé, le mot « juif » est parfois devenu une insulte, l’enseignement de la Shoah est devenu impossible. Ensuite, ce nouvel antisémitisme, c’est avant tout de l’antisionisme, une haine obsessionnelle et une diabolisation permanente d’Israël. Enfin, de jeunes djihadistes français, issus de l’école de la République, tuent des Français juifs au nom de cet antisionisme, comme on l’a vu avec Merah ou Coulibaly, qui ont justifié leurs crimes odieux par une référence au conflit israélo-palestinien.

Force est de constater que le plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, présenté le 17 avril dernier par le gouvernement, ne comprend pas un seul mot sur l’antisionisme. Or, pour lutter efficacement contre l’antisémitisme contemporain, il faut le comprendre. Le nouvel antisémitisme, c’est l’antisionisme. Il ne suffit pas de le dire comme le fait Manuel Valls mais en tirer toutes les conséquences. C’est pourquoi, l’école doit s’attaquer d’urgence à l’antisionisme pour instruire et sensibiliser les jeunes générations, fixer des règles de conduite et les faire respecter.

Vous trouverez ci-après la vidéo de ma question, suivie de la réponse de la ministre.
Lien : https://youtu.be/qJL1pY6acrQ

Meyerhabib