Je me suis rendu ce soir à Tel-Aviv, avec Yehuda Dahan, chef de la police du district, pour exprimer la solidarité des Français avec le peuple de Tel-Aviv et d’Israël et rendre hommage aux victimes de la fusillade du 1er janvier, qui a ôté la vie à deux civils et en a blessés sept.

Le mode opératoire rappelle tristement celui de Daesh le 13 novembre à Paris : un djihadiste mitraille au hasard des clients paisiblement attablés pour partager un moment de convivialité à une terrasse de café.

Comme la France, Israël est en proie à un djihadisme barbare, qui fauche des vies aveuglément et indistinctement. Fait notable, l’auteur de cet acte ignoble, est un citoyen arabe israélien, issu d’une famille parfaitement intégrée. Comme Mérah, Nemmouche, Kouachi, Coulibaly ou Abdeslam, ce djihadiste radicalisé, sacralise la mort et est animé par la seule haine de tout ce qui fonde la vie dans une société démocratique : la liberté d’expression, le dialogue, l’ouverture, le respect de la différence.

Evidemment, aucune condamnation ni de l’Autorité palestinienne ni de toutes les organisations pro-palestiniennes, toujours si promptes à condamner Israël au nom des droits de l’homme… Ce drame l’illustre une fois encore : nous ne sommes pas face à un conflit territorial mais une guerre de civilisation et Israël est la seule démocratie qui partage nos valeurs dans cet océan de barbarie et d’arbitraire qu’est le Moyen-Orient.

Meyerhabib