Suite à la très grande émotion suscitée par l’agression du petit garçon de 8 ans portant la kippa lundi à Sarcelles, j’ai été interviewé cet après-midi par CNEWS en direct de la Salle des Quatre colonnes à l’Assemblée nationale.

Ci-joint la vidéo : https://www.facebook.com/avecvousmeyerhabib/videos/1609668415793803/

L’agression de Sarcelles a également occupé une partie des débats pendant la séance publique des questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

Tour à tour, Dominique Da Silva (LREM) et François Pupponi (Nouvelle Gauche), député de Sarcelles, ont interpellé le gouvernement.

François Pupponi a très justement souligné qu’il était grand temps que l’Etat se dote d’un véritable dispositif statistique de suivi des actes antisémites. Un tel dispositif n’existe pas aujourd’hui en dehors des chiffres produits par le SPCJ, qui accomplit un travail exceptionnel mais forcément partiel.

Je ne doute pas de la sincérité et de la détermination du Gouvernement mais j’ai été déçu des réponses du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur.

Cet après-midi, comme après Toulouse, comme après l’Hypercasher, j’avais une impression de déjà-vu : les mêmes actes antisémites se répètent, les mêmes professions de foi sont exprimées.

Il faut avoir le courage de nommer le mal. Dans ces territoires perdus de la République, cette violence antisémite a un nom : l’islamisme, la détestation d’Israël et de la France, le rejet des valeurs républicaines.

Pourquoi sommes-nous si peu nombreux à dire ce qui s’impose comme une évidence ?

Pire, trop souvent le Gouvernement manque de clarté dans sa détermination à combattre le terrorisme islamiste. Ainsi, je ne suis hélas pas étonné que des voyous passent à l’acte quand le gouvernement soutient la libération de chefs terroristes comme Salah Hamouri, que les préfets autorisent, semaine après semaine, des manifestations du BDS où on appelle au boycott illégal d’Israël, que des parlementaires accueillent en héros à l’Assemblée nationale le fils de Marwan Barghouti, un terroriste responsable de dizaines de morts civiles …

Signe de cette ambivalence : le jour-même de l’agression de Sarcelles une juge d’instruction refuse de retenir la qualification d’antisémitisme pour le meurtre de Sarah Halimi défenestrée le 4 avril 2017 parce que juive en plein cœur de Paris. Quel est le message?

Triste coïncidence : ce soir se tiendra le 5 gala de Beth Sandler, l’association fondé par Eva Sandler en mémoire de son défunt marin Jonathan z’’l et ses fils, Gabriel et Arié z’’l, assassinés devant leur école à Toulouse en 2012.

A-t-on oublié que le terroriste, Mohammed M., a revendiqué ses actes par la haine d’Israël et des Juifs ? J’espère me tromper mais encore combien de Toulouse faudra-t-il pour qu’on comprenne enfin ?