9 ans déjà.
9 ans depuis le massacre au sein de l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse.
Ce shabbat chouva- le shabbat entre Rosh Hashana et Kippour- Gabriel aurait dû monter à la Torah, fêter sa Bar Mitsvah, aux côtés de ses parents, frères, sœurs et grands-parents, comme tous les enfants. Il aurait grandi, joué, étudié, aimé.
Il aurait dû vivre. La barbarie islamiste et antisémite en a voulu autrement.
Quelques jours après Rosh Hashana, j’ai une pensée émue pour toute sa famille, sa mère Eva, sa petite sœur Liora et ses grands-parents.
9 ans après, jamais je n’oublierai les circonstances dans lesquelles j’ai connu Eva Sandler, qui, ce matin du 19 mars 2012, a perdu ses deux fils, Arié et Gabriel et son mari Jonathan.
Dans ce vol de nuit pour Israël aux côtés des familles pour inhumer les victimes à Jérusalem, à leur dernière demeure.
J’étais assis près d’Eva et sa petite fille Liora, qui la serrait fort contre elle.
Ce fût sans aucun doute l’un des moments les plus éprouvants de ma vie.
Dans cette épreuve terrible, ces extraordinaires familles Sandler et Monsonégo sont devenues comme ma famille.
Aucune parole de haine, aucun sentiment de violence, aucun esprit de vengeance.
Tout n’est qu’amour et foi en D., même si dans leurs yeux, on y voit une peine inconsolable.
Hélas, comme je l’exprimais déjà à l’époque de manière prémonitoire à l’Assemblée nationale, l’attentat de Toulouse fût le commencement de cette guerre contre l’islam djihadiste.
Ce djihadisme qui défie la République, qui menace le monde libre dans son ensemble, de Jérusalem à Paris, de Berlin à Nice, de Tel Menashe à Toulouse…
Le schéma reste désespérément identique : on commence par tuer des Juifs avant de chercher à abattre la Liberté.
Cette haine macabre a tant frappé depuis !
Le procès des attentats du 13 novembre 2015 qui a débuté le 8 septembre dernier nous rappelle que cette guerre est plus que jamais d’actualité.
270 morts depuis 2012 chez nous en France !
Charlie, Hypercasher, Bataclan, Nice, Saint-Etienne du Rouvray, Paris, Conflans Sainte-Honorine… Mireille Knoll et Sarah Halimi.
Sarah Halimi, pour qui les auditions d’avocats des parties civiles en commission d’enquête ont débuté hier à l’Assemblée nationale, devraient apporter des lumières sur les éventuels dysfonctionnements notamment au sein de la police et de la justice.
Je tenais à exprimer ma reconnaissance, mon soutien, mon affection et ma solidarité à cette famille inébranlablement digne et humaine.