Je suis bouleversé par la mort brutale de mon collègue et ami Olivier DASSAULT. A la tête de l’entreprise éponyme, il était un capitaine d’industrie talentueux et amoureux de la France. C’était aussi un parlementaire reconnu, apprécié, et humain.
A titre personnel, nous avons toujours été proches. C’était d’ailleurs le premier député à m’avoir envoyé un message très chaleureux via huissier quelques minutes après ma première entrée dans l’Hémicycle, le 11 juin 2013.
Il a notamment créé au sein de l’Assemblée Nationale l’association Génération Entreprise, qui réunissait tous les députés issus du monde de l’entreprise. C’est dans ce cadre que nous voyagions ensemble dans l’Isère il y a quelques mois à bord de son avion. Il était lui-même pilote. Mardi dernier encore, voisins de banc à l’Assemblée Nationale, nous discutions.
Après la disparition de Claude Goasguen et de Marielle de Sarnez, la commission des Affaires Etrangères perd encore un autre de ses illustres membres.
Quelle tristesse. La vie est parfois très dure. Tout s’écroule en quelques secondes. Nous projetions de faire un voyage en Israël ensemble, pays avec qui la famille Dassault, Bloch à l’origine, a une histoire particulière. C’est son grand-père Marcel Dassault qui équipa Tsahal en avions de chasse Mirages, qui jouèrent un rôle essentiel dans la défense d’Israël et la Guerre des Six Jours. Nous évoquions tous ces souvenirs à l’Elysée en janvier 2019, à l’occasion de la visite du Président Rivlin.
J’ai une pensée pour son épouse Natacha, ses enfants, son frère Laurent dont je suis également proche, et toute sa famille, ainsi qu’à la famille du pilote décédé avec lui à Touques.