Beaucoup s’en souviennent, le 27 juin 1976, le vol Air France 139 reliant Tel-Aviv à Paris avec escale en Grèce a été attaqué.
Au décollage d’Athènes, 246 passagers sont à bord dont 4 terroristes : 2 palestiniens du FPLP et 2 allemands d’extrême-gauche de la Bande à Baader, qui détournent l’avion vers Entebbe en Ouganda et prennent les passagers en otage.
A l’arrivée, les terroristes divisent les passagers en deux groupes : ils libèrent 147 passagers non-juifs et gardent les Juifs en otage, qu’ils soient de nationalité israélienne ou pas.
Michel Bacos, le commandant de bord, refuse d’être libéré et reste avec son équipage solidaires des otages car, dit-il : « c’était notre devoir de rester avec nos passagers ».
Dans la nuit du 3 au 4 juillet 1976, un commando d’élite de Tsahal – la Sayeret Matkal – lance l’assaut, liquide les terroristes, prend le contrôle de l’aéroport et libère les otages.
A sa tête, Yonathan Netanyahu, frère aîné de Benyamin, qui mourra en héros sur le tarmac.
Sa disparition tragique changera le destin de son frère Benyamin, qui dira toujours que Yoni était voué à devenir Premier Ministre de l’Etat d’Israël.
Benyamin Netanyahu s’engage dans une lutte acharnée contre l’antisémitisme, l’antisionisme et le contre-terrorisme, et publiera les lettres de son frère. Il a créé en son honneur le « Yonathan Institute for the Study of Terrorism », une plate-forme de réflexion et de discussion, ayant pour but de sensibiliser l’opinion publique sur les questions de sécurité qui touchent l’État d’Israël.
Des années plus tard, quand on a demandé au commandant Bacos comment il avait immédiatement su que c’était les Israéliens, il a sobrement répondu : «Et qui d’autre voulez-vous que cela fût ? ».
Les otages libérés et le commando décollent pour le Kenya puis Israël, où les attend une foule en délire. Le premier ministre Yitzhak Rabin et le ministre de la Défense Shimon Peres félicitent Michel Bacos et l’équipage d’Air France pour leur courage.
En 2003, j’ai invité Michel Bacos – qui nous a quittés en mars 2019 à l’âge de 95 ans- aux « 12 heures pour l’amitié France Israël », événement que j’ai organisé et qui a connu un immense succès avec près de 50.000 participants.
J’avais présenté à cette occasion le Commandant Bacos à Benyamin Netanyahu, que le souvenir de son frère Yonathan ne quitte jamais.
Je n’oublierai pas le long échange entre le Premier ministre israélien et l’autre grand héros d’Entebbe.
La dette de la France est imprescriptible ! La France doit avoir une reconnaissance infinie pour la famille Netanyahu. Merci, nous ne l’oublierons jamais.