C’était il y a 80 ans, à Kippour le 29 et 30 septembre 1941.
Plus de 33 000 Juifs de Kiev ont reçu l’ordre de se présenter près des cimetières, avec leurs papiers d’identité, leur argent, leurs objets de valeurs ainsi que des vêtements chauds.
Ils furent alors rassemblés puis conduits vers le ravin de Babi Yar, où ils seront roués de coups de crosse, forcés à se déshabiller puis lâchement exécutés par les nazis, leurs corps jetés et abandonnés dans ce qui deviendra la plus grande fosse commune du monde.
Seuls 11 survivants ont échappé à ce massacre.
C’était le temps de la Shoah par balles. Pendant plusieurs mois, des exécutions se sont poursuivis donnant la mort à environ 100 000 personnes.
C’est avec beaucoup d’émotion, que je me suis recueilli il y a deux ans près du ravin de Babi Yar, dans un silence terrible.
L’âme de tous ces Juifs et de tous ces enfants était encore si présente, dans un lieu témoin de tant d’abominations de la barbarie nazie.
80 ans après, l’antisémitisme sévit encore partout dans le monde, avec son nouveau visage: l’antisionisme. Une haine réincarnée des Juifs, qui nous rappelle les années les plus sombres de l’humanité.
Plus que jamais nous devons combattre avec force, ce poison antisémite.
Ni oubli, ni pardon !