A son invitation, j’ai accompagné le Ministre de l’Economie et des Finances dans les temps forts de sa récente visite en Israël du 3 au 5 septembre.

C’est la deuxième fois que je me rends en Israël avec Bruno Le Maire, qui est un ami. Il y a deux ans, presque jour pour jour, j’avais co-organisé une première visite pour celui qui était alors député et candidat à la primaire de la droite et du centre.

Cette année le but premier était économique, avec un focus sur le high tech. Le Secrétaire d’Etat chargé du Numérique Mounir Mahjoubi, que j’ai rencontré, était d’ailleurs lui aussi en Israël au même moment. Le programme était particulièrement riche, comprenant notamment des entretiens avec plusieurs ministres, visite de l’Institut Weizman, de l’Université de Tel-Aviv ou encore le DLD Tel Aviv Innovation Festival 2017.

Bruno Le Maire a fixé l’objectif de doubler échanges et investissements entre les deux pays, qui ne sont, à ce jour, pas à la hauteur du potentiel existant.

La visite visait également à préparer la prochaine visite du Président de la République, annoncée pour le printemps 2018 lors de la Conférence des Ambassadeurs. Il y a deux ans, Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, s’était déjà rendu en Israël en même temps que Bruno Le Maire, pour découvrir la « start-up nation » et identifier les facteurs-clés du succès du modèle d’innovation israélien susceptibles d’être transposés en France.

Mardi soir, point d’orgue de la visite, Bruno Le Maire a été reçu par le Premier ministre Netanyahu, que je lui avais déjà présenté en 2015. Je ne reviendrai pas en détail de cette réunion, qui s’est déroulée dans une atmosphère amicale et constructive. Les grandes thématiques économiques ont été abordées ainsi que la menace iranienne. Ancien ministre des finances entre 2003 et 2005, le Premier ministre israélien a partagé son expérience dans ce domaine. Entre 2003 et 2005, ce sont les réformes portées par Benyamin Netanyahu qui ont créé l’environnement propice au boom économique israélien.

La question sensible de la campagne BDS a été abordée. Bruno Le Maire a réaffirmé la ferme détermination du gouvernement à combattre toute forme de boycott d’Israël. Hélas, il s’est montré plus flou sur la politique d’étiquetage des produits alimentaires issus de Judée-Samarie, Golan et Jérusalem, mise en place sous le précédent quinquennat socialiste.

Comme je n’ai eu de cesse de le dire, c’est une politique discriminatoire, injuste et inefficace, qui éloigne de la paix, stigmatise et nourrit la détestation d’Israël, seul démocratie de la région qui partage nos valeurs. Sur 200 conflits territoriaux qui enveniment la planète, Israël est le seul à porter cette « étoile jaune économique » qui continue de focaliser le débat autour de la question de territoires et de soi-disant « colonies » … Non, la conflit israélo-palestinien n’est pas un conflit territorial. Il est le résultat du refus des dirigeants palestiniens et de tous les Etats arabes de reconnaître la légitimité d’un Etat juif en Israël, et ce quelles que soient les frontières…

Dans l’ensemble, s’il reste beaucoup à faire, la visite s’est placée sous le signe du réchauffement des relations franco-israéliennes et du renforcement de la coopération. C’est l’une des missions que je me suis assigné en tant que député et que je poursuis en liaison étroite avec les autorités israéliennes.