Depuis hier après-midi, l’Assemblée nationale examine le projet de loi visant à renforcer la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, censé permettre, selon le gouvernement, « une sortie maîtrisée de l’état d’urgence » en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015 et prolongé à six reprises depuis.

En vérité, si le texte entérine quelques dispositions de l’état d’urgence, il abaisse globalement le niveau de protection et n’ajoute hélas que quelques mesurettes à l’empilement des lois antiterroristes existantes..

Comme je l’ai dit hier dans l’hémicycle au Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, loin d’apporter une réponse globale et adaptée à la menace djihadiste, cette loi, très attendue par les Français, n’est pas à la hauteur des enjeux.

Cette 13e loi en 5 ans est déjà un aveu d’échec !

Une fois de plus, on ne va pas assez loin et le gouvernement n’a pas su saisir l’opportunité de nous doter d’armes juridiques puissantes et efficaces et réaliser notre objectif : zéro attentat, zéro victime.

J’ai cité en exemple le modèle israélien, entièrement fondé sur l’anticipation : dissuader ou éliminer les terroristes avant qu’ils ne passent à l’acte.

A cet égard, mercredi dernier lors de l’audition du Ministre devant le groupe « Les Constructifs », j’avais déjà eu l’occasion de mentionner les bonnes pratiques des services israéliens, dont nous devrions nous inspirer. J’ai notamment évoqué la doctrine d’intervention en cas d’attaque avec un délai d’intervention moyen des primo-arrivants de 1 minute 8 secondes à Jérusalem permettant d’immédiatement neutraliser les terroristes…

Le Ministre de l’Intérieur m’avait alors fait part de son souhait de se rendre rapidement en Israël pour renforcer la coopération antiterroriste.

Je vous invite à visionner la vidéo de ma première prise de parole, qui sera suivie de plusieurs autres cette semaine pour défendre les amendements, que je développerai ultérieurement, notamment :

– La création de centres de rétention administratives pour les individus présentant une grave menace pour la sécurité nationale ;

– La déchéance de nationalité et l’interdiction de retour sur le territoire pour djihadistes ;

– La fermeture définitive des lieux de culte gangrenés par une idéologie islamiste ;

– La suppression des prestations sociales pour les familles de djihadistes ;

– L’incinération des dépouilles de terroristes et l’anonymisation de leurs sépultures.