C’était le 23 mars 2018 ! On l’appelait alors Mireille K.
Deux jours après le crime, je me suis rendu au domicile de Daniel KNOLL où Daniel et Alan se sont confiés en larmes pendant près de deux heures sur leur mère, cette femme magnifique, pleine de bonté, d’humour, de vie, qui a échappé miraculeusement à la rafle du Vel d’Hiv, et dont le mari a survécu à l’enfer d’Auschwitz.
Elle a succombé à la barbarie islamiste, massacrée par son voisin qu’elle connaissait, qu’elle chérissait, chez elle, avenue Philippe Auguste en plein Paris. Parce qu’elle était juive.
Aujourd’hui, ses deux bourreaux islamistes qui l’ont poignardée à 11 reprises puis brûlée, comparaissent devant la justice !
Deux monstres. Deux barbares.
Triste destin commun avec celui de Sarah HALIMI, assassinée à quelques centaines de mètres rue de Vaucouleurs, elle aussi par un voisin islamiste qu’elle connaissait, et dont elle avait peur, elle ! Toutes deux massacrées parce qu’elles étaient juives.
La famille Knoll aura un procès, et pourra peut-être après cela, faire son deuil !
La famille Halimi ne verra sans doute jamais, hélas, son assassin, ce barbare, devant une Cour d’Assises de la République. Je ne sais pas, eux, s’ils pourront un jour faire leur deuil.
C’est pour cela que la commission d’enquête que j’ai initié avec beaucoup de difficulté et que je préside aujourd’hui pour déceler les dysfonctionnements et faire toute la lumière sur cette affaire, me semble si importante.
Que la mémoire sacrée de ces deux saintes femmes soit bénie à jamais. Que leurs assassins payent leur crime.