C’est avec beaucoup de tristesse et de nostalgie que j’ai appris le décès de Rika Zaraï, disparue à l’âge de 82 ans.
Toutes mes pensées fraternelles accompagnent son époux Jean-Pierre Magnier et sa fille Yaël.
Rika était une amie de 40 ans. Nous partagions le même amour d’Israël et de la France, défendions les mêmes causes.
Alors que j’avais vingt ans, ensemble, pour le Keren Or, dirigé à l’époque par Henri Boret z’’l, nous avons sillonné Israël, où elle chantait dans des bases militaires. C’est dans Tsahal que sa carrière a commencé, jamais elle ne l’a oublié.
Avec son timbre unique, son accent sabra, Rika Zaraï a longtemps été – encore avant Mike Brant ! – la plus belle voix d’Israël en France.
Grâce à son immense talent musical, sa passion, sa bonne humeur, sa générosité, elle a su conquérir le cœur des Français.
Un souvenir personnel fort, que certains partagent peut-être : en 2003, elle avait enflammé le public aux « 12 heures de l’Amitié France Israël », que j’avais organisé. L’événement avait connu un succès considérable et réuni plus de 60 000 personnes, notamment de nombreuses personnalités politiques de premier plan comme Nicolas Sarkozy, François Hollande ou le Premier ministre Benjamin Netanyahou.
Chère Rika, Shalom ! Tu nous manques déjà. Ta voix restera à jamais gravée dans nos mémoires.
Je t’embrasse Jean-Pierre.