Voilà des années que je le répète dans l’Hémicycle et ailleurs : « Jamais un Juif ne sera un colon à Jérusalem ni en Judée-Samarie! Jamais ! » :

https://www.youtube.com/watch?v=6y34BegcM7g&feature=youtu.be

Souvent, hélas, en ayant l’impression de prêcher dans le désert en particulier face à un Quai d’Orsay qui reste arc-bouté sur son logiciel totalement périmé.

Mais le monde change et ouvre les yeux. Aux Etats-Unis, première puissance mondiale, l’administration Trump prend ses responsabilités.

Après avoir reconnu Jérusalem capitale d’Israël et sa souveraineté sur le Golan, le Président Trump a officiellement reconnu lundi, par la voix de son Secrétaire d’Etat Mike Pompeo, que les implantations juives en Judée-Samarie n’avaient rien d’illégal. C’est historique.

D’autres chancelleries, en Russie, au Brésil, en Australie, en République Tchèque, en Hongrie et bien d’autres pays y compris certains Etats arabes, font aussi bouger leurs lignes.

Par contraste, en France, le discours n’a pas changé d’un iota depuis 50 ans. Avec les résultats qu’on connaît.

A l’instar de l’extrême-gauche antisioniste, nos diplomates n’ont que trois mots à la bouche : occupation, colonies, droit international.

Ainsi, sans surprise, la France fut la première, dès hier soir, à « regretter » la déclaration américaine et réaffirmer « la position constante de la France », qui est totalement caduque et hors sujet.

Dans la pratique, on est bien loin de la diplomatie de l’audace, du changement de paradigme annoncé fin août dernier par le Président Macron à la conférence des ambassadeurs.

Vice-président de la Commission des affaires étrangères, je souhaite que la position de notre pays évolue, qu’elle soit plus en phase avec les réalités géopolitiques et historiques. Une position plus réaliste et plus morale.

A court terme, j’en doute, mais je veux rester optimiste. Il en va de la crédibilité de notre pays.

C’est dans l’intérêt de la France d’avoir un Israël fort, rempart face à l’islamisme politique ! Dans une région livrée à la barbarie et au fanatisme, plus volatile que jamais, Israël est pays ami, allié, qui partage nos valeurs. L’Etat juif joue aujourd’hui le rôle pivot dans la stabilité du Moyen-Orient.