Sébastien Selam, alias « DJ LamC », a été assassiné à coups de couteaux alors qu’il était en pleine ascension professionnelle, le 19 novembre 2003 dans le sous-sol de son immeuble du 10e arrondissement de Paris par son voisin et ami d’enfance musulman radicalisé. L’assassin avait revendiqué le mobile antisémite : « J’ai tué un Juif ! J’irai au Paradis. »

Le meurtre de Sébastien Sélam est le premier crime de haine antisémite en France depuis la Seconde guerre mondiale. Au total, depuis 2003, 12 Français ont été assassinés dans notre pays parce que juifs.

Pourtant, malgré l’évidence, les circonstances aggravantes d’antisémitisme n’avaient pas été retenues.

C’est vrai, à l’époque, le nouvel antisémitisme arabo-musulman « des quartiers », sur fond d’islamisme et de détestation d’Israël,n’était pas un phénomène clairement identifié.

Aussi, pour la famille et les proches, un sentiment de déni de justice persistait et empêchait le deuil.

Dans le sillage du meurtre de Mireille Knoll, la chaîne internationale d’information continue i24 News a donné une nouvelle actualité à cette affaire.

Comme je m’y suis engagé sur leur plateau le 1er avril, j’ai écrit au Président de la République.

Conscient que la procédure pénale rendait très compliquée la réouverture du procès, j’ai demandé, a minima, une reconnaissance symbolique du caractère antisémite.

Le Président de la République m’a répondu le 22 mai avec une clarté absolue. Emmanuel Macron a reconnu sans ambiguïté le caractère antisémite de ce « meurtre barbare ».

Je tiens à lui rendre ici hommage. C’est un geste d’homme d’État, qui fait honneur à notre pays.

Ci-joint copie de ma lettre et la réponse du Président de la République.