Je suis bouleversé par le décès de Marielle de Sarnez, dont j’étais si proche, extraordinaire Présidente de la Commission des Affaires étrangères, qui nous a quittés suite à une leucémie.
Ces derniers mois, elle s’est battue avec une dignité et un courage incroyables !
Comme si j’avais un pressentiment, hier matin en Commission, je demandais de ses nouvelles. Je m’inquiétais de ne pas avoir eu de réponse à mon dernier message.
Nous nous écrivions régulièrement.
Je la croyais invincible ! C’était une femme forte, d’une élégance naturelle, déterminée, engagée et profondément humaine.
Elle dirigeait la Commission des Affaires étrangères d’une main de fer dans un gant de velours.
Grâce à elle, nous y avions tous notre place. De l’extrême droite à l’extrême gauche, le débat des idées, l’équité et le respect mutuel étaient son crédo.
Européenne convaincue, véritable humaniste, chaque dossier était travaillé minutieusement.
Je pense à sa famille, ses enfants, à François Bayrou dont elle était si proche, à sa fidèle collaboratrice Alexandra, et à sa famille politique.
Marielle, l’Assemblée nationale, cœur battant de la démocratie, ta maison, notre maison te pleure.
Tu as apporté détermination, force et humanité aux débats parlementaires et à la vie politique.
Claude Goasguen que tu aimais tant est parti et tu t’en vas aussi. Quelle tristesse !
Comme je te le disais dans mon dernier message, personne n’est irremplaçable, mais toi tu l’es.
Adieu Marielle, je t’aimais beaucoup. Tu me manques déjà.