Justice a été rendue dans l’affaire Mireille Knoll, les deux barbares antisémites qui ont poignardé à onze reprises puis brûlée vive cette rescapée du Vel d’Hiv ont été condamnés.
L’un passera sa vie derrière les barreaux, l’autre purgera une peine de 15 ans d’emprisonnement.
Je me souviens ! Cette douleur immense des frères Knoll, Daniel et Allan, chez qui je me suis rendu pendant près de deux heures, deux jours après le drame.
Dévastés par l’atrocité de la mort de leur mère, qu’on appelait à l’époque Mireille K., ils n’arrivaient pas à croire que les responsables de ce massacre n’étaient autre que ses voisins, qu’elle appréciait.
Sur mes conseils, ils ont saisi immédiatement, pour les défendre, Me. Gilles-William GOLDNADEL, mon ami de trente ans à qui je rends un hommage appuyé pour son travail remarquable !
Dès le lendemain, alors que je me trouvais à son cabinet pour discuter du dossier, nous avons reçu un appel nous confirmant que le caractère antisémite était reconnu, contrairement à l’affaire Sarah Halimi où il faudra attendre plus d’un an pour que la justice ne révèle une évidence absolue !
La famille Knoll va pouvoir enfin faire son deuil, ce qui ne sera pas le cas pour la famille de Sarah Halimi.
Triste destin commun avec celui de Sarah Halimi assassinée à quelques centaines de mètres, rue de Vaucouleurs, elle aussi par un voisin islamiste qu’elle connaissait et dont elle avait peur, elle !
La famille Halimi ne verra sans doute jamais, hélas, son assassin devant une Cour d’Assises de la République.
La réalité, c’est que les assassins de Mireille Knoll iront en prison tandis que celui de Sarah Halimi, qui se trouve en unité pour malades difficiles, va sortir d’ici très peu de temps parce qu’il n’a aucun antécédent psychiatrique, qu’il ne suit aucun traitement et parce qu’il aurait eu pendant quelques heures et pour la première fois de sa vie, une bouffée délirante aiguë.
Il sera libre de ses mouvements et pourra recroiser la famille et les amis de Sarah Halimi, à l’image de Juliette Sellam, la mère de Sébastien Sellam qui croise régulièrement le meurtrier de son fils.
La décision de la Cour de Cassation nous oblige, mais comme l’a très justement rappelé le Grand Rabbin de France, Haïm KORSIA, lors de son audition mercredi dernier : « on ne conteste pas une décision de justice, sauf, lorsqu’elle est contestable parce qu’elle est prise au nom du peuple français. La justice est rendue au nom du peuple ».
Oui, le peuple peut la contester !
La commission d’enquête parlementaire que j’ai initiée et que je préside ira, envers et contre tout jusqu’au bout, malgré les difficultés auxquelles j’ai fait face.
Que la mémoire sacrée de Sarah Halimi, Sébastien Sellam, Mireille Knoll et de toutes les victimes du terrorisme soit bénie à jamais.
Que la justice et la vérité triomphent !
Retrouvez l’intégralité de mon intervention sur RCJ en cliquant sur ce lien : https://radiorcj.info/diffusions/le-proces-mireille-knoll/?fbclid=IwAR1aAGWvqEKMV05e3SYtTIheZG2kA1takwPDSwFFX0jxq-9lTue9b0G5RMY