Triste nouvelle : Jacques Kupfer z’’l nous a quitté hier.
J’ai très bien connu Jacques. Nous avons longtemps été proches tant sur le plan des idées que sur les plans personnel et professionnel.
Ma pensée va d’abord à sa famille, son épouse, Ketty, ses enfants, Nili, Johanna et Benjamin, mes cousins, qu’il chérissait tant et dont il était, à juste titre, si fier.
Avec le départ de Jacques, c’est une partie de ma vie, de ma jeunesse qui refait surface. Ces magnifiques années de militantisme pur, d’engagement de terrain, à une époque où n’existaient pas Internet, réseaux sociaux et où l’activisme sioniste, l’amour du peuple juif et d’Eretz Israël se vivaient avec simplicité et passion dans le réel et seulement dans le réel.
Idéologiquement, Jacques Kupfer ne faisait pas de concession, jamais. Par son immense charisme, ce grand leader sioniste a fait beaucoup pour rendre au judaïsme français force et fierté.
Bétari dans l’âme, devenu Natziv Bétar puis président du Hérout France et du Likoud France, il est resté jusqu’au dernier souffle un infatigable militant, qui vivait et faisait vivre avec puissance et talent ses idéaux, notamment à travers l’institution du Yom Hévron.
Disciple passionné et champion de la pensée de Vladimir Jabotinsky, il connaissait chaque détail, chaque anecdote de la vie du Rosh Bétar. Plus que tout autre en France, Jacques a contribué à ériger ce Kir Barzel – muraille d’acier – concept central de la pensée jabotinskienne.
Fondateur du Front des étudiants juifs (FEJ), du Bnei-Zeev, plus récemment de l’initiative « Israel is forever », il a formé des générations de militants, qui l’aimaient, l’admiraient, le respectaient, l’adulaient.
Jacques, merci. Tu n’es plus là mais ton héritage idéologique est gravé dans la roche.
‏נצח ישראל לא ישקר
Tel Haï.